Perspectives pour un monde meilleur
Menu
Mariage et famille: La valeur manquante

Élever un enfant dans la morale

« Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton cœur. Tu les inculqueras à tes enfants... » (Deutéronome 6:6-7).

Nous avons vu dans le chapitre précédent que deux facteurs sociétaux, c’est-à-dire l’augmentation des divorces et le placement des enfants en crèche dans la journée pendant que les parents travaillent, ont compli — qué l’éducation des enfants pour les parents. Ces deux tendances ont eu un impact significatif sur eux.

Les mariages d’aujourd’hui semblent plus fragiles que ceux des générations précédentes. Moins de gens se marient, et quand ils le font, ils ont un âge plus avancé que les générations précédentes pour un premier mariage. Les couples ont également moins d’enfants et divorcent davantage.

Le couple typique des générations précédentes dans lequel le mari gagnait l’argent de la famille et la femme restait au foyer avec plusieurs enfants a été remplacé par la famille moderne d’aujourd’hui, souvent caractérisée par des parents célibataires, des familles recomposées dont les parents sont remariés ou non, et ayant chacun une vie professionnelle.

Avec la déconstruction de l’unité familiale stable des générations pré- cédentes, davantage de parents célibataires ont été économiquement obligés de mettre leurs enfants en garderie afin de pouvoir disposer de temps libre pour gagner leur vie. Le résultat est que les enfants ne reçoivent pas la formation dont ils ont si désespérément besoin de la part de leurs parents — qui sont les adultes ayant la plus profonde influence sur eux. Dépourvus d’instruction morale, de nombreux enfants créent des problèmes à leurs parents, aux enseignants, à eux- mêmes et à la société dans son ensemble.

En dépit de ces tendances négatives, de nombreux parents, même les célibataires, parviennent à donner une éducation bien équilibrée et morale à leurs enfants qui entrent ensuite avec succès dans l’âge adulte . Pourquoi ces familles réussissent- elles alors que tant d’autres faillissent ? Que font-elles de spécial, que les autres ne font pas ? Plus important encore, comment pouvez-vous aider vos enfants à réussir dans ce voyage périlleux vers l’âge adulte ?

Une bonne base

Une définition un peu humoristique de la folie est de répéter les mêmes actions en espérant un résultat différent. Il est possible d’appliquer ce principe à ce qui se passe aujourd’hui dans les familles, de nombreux couples continuent à divorcer en espérant que leurs familles ne souffriront pas trop des conséquences qui accom — pagnent si souvent ces actions.

Il y a deux choses simples et pourtant très efficaces que nous pouvons faire pour réussir à éduquer des enfants responsables avec des qualités morales : rester marié à la personne avec qui nous avons eu ces enfants et en prendre soin plutôt que de laisser la responsabilité de les surveiller à quelqu’un d’autre, pendant que nous allons travailler.

Bien que ces deux choses établissent la meilleure fondation possible pour l’éducation des enfants, de nombreuses familles ne bénéficient pas de ces avantages. En Amérique, aujourd’hui, on estime que sur 20 millions d’enfants de moins de 5 ans, seulement la moitié d’entre eux ont leurs mères à la maison à plein temps.

Pourquoi le fait d’avoir ses deux parents biologiques est-il si important pour nos enfants ? Dieu révèle qu’Il destinait les maris et les épouses à rester mariés pour la vie et de nombreuses études confirment que les enfants issus de telles unions sont beaucoup plus avantagés que ceux qui grandissent dans des foyers monoparentaux.

Il a été découvert, par exemple, que les pères, de par leurs propres façons d’agir, enseignent à leurs fils comment être un homme et comment traiter les femmes. Les pères aussi ont une très grande influence sur leurs filles, les aidant à avoir confiance en elles et à éviter les rapports sexuels avant le mariage. Les mères sont généra- lement très compétentes pour enseigner les enfants à s’entendre et à respecter les sentiments des autres.

Contrairement aux enfants qui grandissent avec leurs deux parents biologiques, « les enfants issus de familles divorcées sont 70 % plus susceptibles d’être suspen- dus ou expulsés de l’école que ceux qui vivent avec leurs deux parents. Ceux qui vivent avec des mères célibataires le sont deux fois plus.

« En outre, les enfants qui ne vivent pas avec leurs deux parents biologiques sont 45 à 95 % plus susceptibles de nécessiter des entretiens parents/enseignants pour faire face aux problèmes de performance ou de comportement que ceux qui vivent avec leurs parents mariés » (Deborah Dawson, “ Family Structure and Children’s Health and Well-Being: National Health Interview Survey on Child Health,” — Journal of Marriage and the Family , 1991, pp. 573-584). Ils sont plus susceptibles de fumer, d’avoir une santé fragile, et sont également plus souvent sujets aux accidents et aux blessures.

Si vous êtes célibataire avec des enfants et que vous travaillez à l’extérieur, ne soyez pas découragé. Vous aussi, vous pouvez éduquer des enfants heureux, en bonne santé avec des valeurs morales; vous devez simplement faire preuve de plus d’efforts et d’ingéniosité (ce que nous allons traiter plus loin dans ce chapitre). Si vous êtes une famille dans laquelle les deux parents travaillent, envisagez la possibilité qu’un des deux conjoints quitte son emploi pour rester à la maison, ou organisez vos horaires afin qu’un de vous soit toujours présent à la maison avec vos jeunes enfants.

Le danger de la pression sociale

Presque tout le monde comprend aujourd’hui la puissante influence de la société. Ce que les autres personnes pensent et font nous oblige subtilement à faire de même. Étant donné que les adolescents et les jeunes adultes sont particulièrement sen — sibles à la pression environnante, il y a plu — sieurs aspects importants de cette influence que des parents avisés doivent comprendre.

Premièrement, les parents peuvent être rassurés de savoir que « la société n’a pas d’influence significative sur un enfant jusqu’à l’âge de sept ou huit ans, époque à laquelle les traits les plus fondamentaux, tels que la sociabilité, l’introversion, la persévérance et la réactivité à l’autorité, ont déjà été bien établis » (Evans, p. 53). Le message ici est que des parents sensés doivent réaliser qu’il y a un laps de temps essentiel qui leur donne la possibilité d’éduquer leurs enfants avant que la pression sociale ne commence à les affecter.

Lorsque les valeurs morales sont enseignées aux enfants à un âge précoce, ils sont susceptibles de maintenir ces traits de caractère pour le reste de leur vie . Alors que les jeunes peuvent plus facilement être influencés dans les domaines vestimentaires, musicaux ou celui du langage après l’âge de 8 ans, leurs traits de caractère sous-jacents, mis en place dans leur petite enfance, demeureront très pro- bablement. Au cours de cette période critique, des parents avisés enseigneront les lois de Dieu à leurs enfants, y compris celles qui expliquent la façon de s’entendre avec les autres et de respecter l’autorité.

Un autre principe important que les parents doivent comprendre est que, s’ils en font le choix, ce sont eux qui auront le plus d’influence sur leur progéniture et non pas l’école ou les camarades. Malheureusement, la tendance chez de nombreux parents est de se concentrer sur leurs propres besoins tout en négligeant les besoins de leurs enfants. Pourtant, former et préparer la génération future est sans doute la tâche la plus importante que des parents puissent faire.

Être parent signifie être une figure d’autorité aimante dans la vie des enfants tout au long de leur processus de développement jusqu’à ce qu’ils soient prêts à vivre leurs propres vies. Malheureusement, certains parents naïvement essaient d’être un camarade ou un ami pour leurs enfants en négligeant la discipline et l’instruction. Cela ne fonctionne pas, ni pour les parents ni pour les enfants. Il y a une étape de la vie où l’amitié se crée entre les parents et les enfants, mais elle vient bien plus tard, lorsque ceux-ci sont éduqués et complètement mûrs.

Continuer à donner des orientations aux enfants à travers leur adolescence est également un facteur important qui les aide à faire face aux pressions sociales négatives. Selon Evans, « la chose la plus importante que les parents puissent faire concernant cette pression sociale — ceci est vraiment très important — est de faire preuve d’autorité pendant l’enfance, afin de fournir des niveaux suffisants d’éducation, de structure, et de liberté … »

« Des parents fermes, à la fois réceptifs et exigeants font que les enfants ont moins tendance à être sensibles à l’influence dangereuse de la société (la drogue et l’alcool, par exemple) et ont de bien meilleurs résultats scolaires que ceux dont les parents sont permissifs ou tyranniques [trop stricts] » (pp. 54-55). (Pour plus de détails concernant la pression sociale, reportez- vous à l’encart à la page 59 de cette brochure intitulée « Mesurer l’influence sur nos enfants ».)

Dieu ordonne aux parents d’enseigner

Dès le commencement, Dieu ordonna aux parents d’enseigner les valeurs religieuses à leurs enfants. S’adressant aux anciens Israélites, Dieu dit : « Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton cœur. Tu les incul — queras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras » (Deutéronome 6:6-7).

L’instruction de Dieu commence avec l’espoir que les parents eux-mêmes acceptent Ses lois et vivent pleinement par elles, c’est le sens des mots « ces commandements … seront dans ton cœur ». Les parents doivent avant tout enseigner en montrant l’exemple — méthode d’enseignement la plus puissante de toutes. Mais ce n’est pas tout. En effet, Dieu demande aux parents non seulement d’enseigner la bonne voie à leurs enfants, mais Il leur demande également de le faire avec diligence et ceci, tout au long de la journée, quand ils sont assis, quand ils marchent, quand ils vont se coucher et quand ils se lèvent.

Cela ne signifie pas que cet enseignement doit se faire selon un style formel et scolaire, bien que celui-ci soit approprié. Il implique un apprentissage simple et pratique qui montre les applications de la voie de Dieu dans la vie de la famille lors des activités quotidiennes.

Ce type d’enseignement nécessite beaucoup plus que d’assister une fois par semaine aux services religieux. Ce doit être une pratique régulière , tout au long de la semaine, afin que cela devienne un mode de vie.

Abraham, appelé ami de Dieu dans Jacques 2:23, était tenu en haute estime par Dieu parce qu’il enseignait Ses voies à ses enfants et à sa maison. Dans Genèse 18:19 Dieu dit d’Abraham : « Car je l’ai choisi, afin qu’il ordonne à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de l’Éternel, en pratiquant la droiture et la justice, et qu’ainsi l’Éternel accomplisse en faveur d’Abraham les promesses qu’il lui a faites ».

Abraham obéissait consciencieusement à Dieu, et ses descendants — Isaac, Jacob et Joseph — suivirent aussi assidûment les voies de Dieu.

Le roi Salomon comprenait que, lorsque nous sommes adultes, nous reflétons l’éducation reçue dans l’enfance (Proverbes 22:6, voir également l’encart page 67 « Les Proverbes et une bonne éducation ».) L’éducation religieuse en fait partie. L’histoire montre clairement que lorsque le peuple d’Israël négligeait l’enseigne — ment et l’obéissance aux lois de Dieu comme cela lui avait été demandé dans Deutéronome 6, il en souffrit et le résultat fut tragique.

Dans Éphésiens 6:4, l’apôtre Paul écrit : « Et vous, pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur ». Cette déclaration est simplement une continuation du même principe donné par Dieu aux familles israélites dans l’Ancien Testament.

De même, aujourd’hui nous devons aussi enseigner les lois de Dieu à nos enfants. Ces lois, lorsqu’elles sont appliquées, fournissent une boussole morale pour guider leur conduite pour le reste de leur vie.

Considérons les Dix Commandements que Dieu a révélés au mont Sinaï. Ces instructions nous apprennent à aimer Dieu, à agir respectueusement selon leurs principes et à faire preuve d’amour envers les autres. Ils contiennent des injonc — tions contre le meurtre, l’adultère, le vol, le mensonge et le matérialisme, tout en défendant le mariage et un respect particulier envers les parents. Les personnes qui vivent en conformité avec ces principes sont des personnes de moralité — le genre de personnes auxquelles nous pouvons faire confiance et avec lesquelles il est agréable de se trouver.

Lorsque les valeurs morales de Dieu sont enseignées correctement aux enfants, ils deviennent des personnes honnêtes. Quand ils vont à l’école, ils comprennent que les gens honnêtes vivent selon un code de conduite qui les oblige à agir conve- nablement et à montrer du respect envers les autres.

Ils savent qu’ils doivent partager leurs jouets et obéir aux instructions. Ils ne doivent pas chercher à être le centre d’attention. Ces enfants sont très agréables à enseigner et réussissent généralement très bien à l’école ainsi que dans leur vie future. (Si vous souhaitez en savoir plus sur les lois de Dieu, demandez notre bro- chure gratuite « Les Dix Commandements » à l’adresse indiquée à la dernière page de cette brochure.)

Comment enseigner

Les références bibliques qui traitent du rôle parental montrent que Dieu veut que nous utilisions l’amour, la patience, la dignité et le respect dans le travail avec nos enfants, tout comme Dieu le fait avec nous. L’amour est le principe fondamental pour toutes les relations chrétiennes (Matthieu 22:37-40 ; Jean 13:34-35). Paul dit que le fait d’obéir aux Dix Commandements, c’est tout simplement faire preuve d’amour envers Dieu et envers notre prochain (Romains 13:9-10).

De la même manière que Dieu nous donne des lois parce qu’Il nous aime, nous donnons également des « lois », des règles à nos enfants si nous les aimons (Hébreux 12:7). Aimer nos enfants implique de la discipline. Établir des règles justes et connaître les conséquences qu’impliquent leurs transgressions a été décrit comme le fait de poser des limites. Le but de ces limites est que nos enfants apprennent à se comporter correctement et à se sentir en sécurité.

Nous lisons dans Proverbes 29:17 : « Châtie ton fils, et il te donnera du repos, et il procurera des délices à ton âme. » Le verset 15 précise qu’un « enfant livré à lui-même fait honte à sa mère ».

Notre attitude envers nos enfants est peut-être le facteur le plus important dans la bonne éducation de nos enfants. Nos paroles et nos actions montrent à nos enfants que nous les aimons. Êtes-vous prêt à vous sacrifier pour eux ? Si un enfant n’est pas certain de notre amour, il est peu probable que nos efforts dans son éducation produisent les résultats favorables souhaités — tels que le respect, la maturité, la responsabilité pour qu’ils deviennent de jeunes gens attentionnés.

Faire face à la frustration

Il peut arriver que les parents ressen- tent des moments de frustration concer — nant le comportement de leurs enfants. Lorsque cela se produit, il est facile pour un père ou une mère de donner l’impression qu’il ou elle n’aime pas son enfant. Certains parents, par le biais de la colère, réagissent en faisant des commen — taires frustrants, laissant croire à leurs enfants qu’ils sont inutiles ou qu’ils les méprisent.

Ceci, bien sûr, est une grave erreur. Ils peuvent être contrariés sur un trait ou une action négative, mais ne doivent pas faire sentir à l’enfant qu’il ou elle est une mauvaise personne. Il est essentiel que les parents contrôlent leur colère quand ils corrigent un enfant et qu’ils mettent clairement le doigt sur le comportement, l’action ou l’attitude spécifique pour lesquels l’enfant est puni.

Pour bien élever un enfant, les parents devraient expliquer clairement le principe de la Bible qui est concerné. Pour les enfants, il y a une énorme différence entre le fait d’entendre leurs parents leur donner un ordre en disant « fait ceci parce que je le dis » et « fait ceci parce que Dieu le dit ». Cette manière d’expliquer aux enfants que nous faisons cela parce que Dieu nous le demande fait qu’ils apprennent les valeurs morales et respectent l’autorité.

L’apôtre Paul propose cette instruction aux parents : « Et vous, pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant [tendrement] et en les instruisant selon le Seigneur » (Éphésiens 6:4).

En d’autres termes, les parents doivent s’assurer que leurs enfants savent que même s’ils ont reçu une correction, ils sont aimés. Cela ne veut pas dire que les parents ne doivent jamais manifester leur colère, mais il est évident que celle-ci doit être dirigée vers la mauvaise conduite de l’enfant. Elle devrait toujours être contrôlée et brève. Dieu, Lui-même, se met en colère parfois, mais Il ne perd pas son sang-froid — Son indignation et les actions qui en découlent sont toujours faites à bon escient.

Quand les enfants savent que leurs parents leur portent une profonde attention et que la correction vient du fait que leurs parents les aiment, ils ne seront pas tentés par la colère ou la rébellion. D’un autre côté, les déclarations qui dépeignent son caractère et son attitude peuvent faire qu’il se sente rejeté et peuvent éventuelle — ment conduire à un comportement rebelle et à des activités risquées.

Si un parent dit à un enfant qu’il ne vaut rien, l’enfant peut le croire et garder cette évaluation en lui. Pour montrer un amour actif plutôt que passif à nos enfants, nous devons les complimenter sincèrement et les féliciter quand ils font de bonnes choses. Cela les rassure sur le fait qu’ils sont aimés et appréciés.

En outre, le renforcement positif des bons comportements — par les félicitations et les compliments pour une action spécifique — est une méthode d’enseignement incitative très précieuse. Malheureusement, trop de parents ignorent les possibili- tés de renforcer les bons comportements et ne parlent à leurs enfants que lorsqu’ils se sont mal comportés.

Ne pas abuser de l’autorité

Parce que les êtres humains ont tendance à abuser de l’autorité, certains ont conclu à tort que toute autorité est mauvaise. Ceci est faux. Dieu désire que l’auto — rité soit utilisée pour le bien (Romains 13:1-4).

Jésus commanda à Ses disciples de ne pas « dominer » les membres de l’Église (Matthieu 20:25-28). De la même façon, Colossiens 3:21 dit : « Pères, n’irritez pas vos enfants, de peur qu’ils ne se découragent. »

Éphésiens 6:4 dit aussi aux parents de ne pas utiliser des formes d’autorité qui intimide, harcèle ou provoque de la colère chez les enfants. Dieu interdit expressé- ment les sévices physiques et émotionnels envers les enfants. Pour ceux qui, stupi- dement, rejettent les directives de Dieu sur cette question, le livre des Proverbes au chapitre 11, verset 29, dit : « Celui qui trouble sa maison héritera du vent, … » .

Une approche inclusive et relationnelle

L’attitude de Jésus-Christ envers les enfants est également instructive pour les parents. Plusieurs fois dans le Nouveau Testament, Jésus réprimande Ses disciples pour avoir tenté d’éloigner les enfants de Lui (Matthieu 19:13-14 ; Marc 10:14 ; Luc 18:16). Jésus avait une attitude positive envers les petits enfants et leur porta une attention personnelle en les faisant venir vers Lui, en priant pour eux et en les utilisant comme exemples pour enseigner les adultes. Le Christ ne se considérait pas trop important ou trop occupé pour leur donner de Son temps. Nous aussi, nous devons être prêts à faire de même.

Les versets 20 à 25 de Deutéronome 6 expliquent aux familles de l’ancien Israël la façon d’enseigner leurs enfants. L’instruction destinée aux parents conseillant l’utilisation des mots nous et notre est significative. Par exemple, au verset 25, il est écrit : « Nous aurons la justice en partage, si nous mettons soigneusement en pratique tous ces commandements devant l’Éternel, notre Dieu, comme il nous l’a ordonné. » Lorsque les parents enseignent la voie divine à leurs enfants, ils devraient utiliser une approche relationnelle qui les englobe dans le processus comme l’indique l’utilisation de ces mots. Obéir à Dieu est censé être une expérience familiale partagée.

Dans un plaidoyer plein de ferveur afin d’influencer le comportement humain, Dieu, notre Père céleste, alla droit au but lorsqu’Il instruisit l’ancien Israël en énu- mérant Ses lois et les conséquences de leur obéissance ou de leur désobéissance. Dieu conclut Son plaidoyer, enregistré dans Deutéronome 28 à 30, en disant ceci : « J’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie , afin que tu vives, toi et ta postérité. » (Deutéronome 30:19)

Avez-vous remarqué une chose ? Dieu affirme catégoriquement : « Choisis la vie » pour votre propre bien. Nous aussi, nous devons être aimants, passionnés et désireux que nos enfants adoptent les normes de Dieu comme étant les leurs. Nous devons les aider dans cette tâche en faisant notre possible pour les inciter à choisir librement de faire le bien.

L’importance de l’exemple personnel

Notre propre exemple est primordial afin de bien influencer nos enfants. Les enfants remarquent très rapidement les différences entre ce que les adultes leur demandent de ne pas faire et ce que ces adultes font eux-mêmes. Dans certains cas, les différences peuvent être logiquement expliquées. Par exemple, les enfants ne devraient pas conduire une voiture s’ils n’ont pas l’âge légal, ni les compé- tences nécessaires pour utiliser un véhicule en toute sécurité. Cependant, lorsque les enfants voient un double langage sur des questions morales, il s’agit de toute autre chose.

Paul souligna ce principe aux Juifs qui tentaient d’influencer les Gentils (non-juifs) tout en faisant preuve d’hypocrisie : « Toi donc, qui enseignes les autres, tu ne t’enseignes pas toi-même ! Toi qui prêches de ne pas dérober, tu dérobes ! Toi qui dis de ne pas commettre d’adultère, tu commets l’adultère ! Toi qui as en abomination les idoles, tu commets des sacrilèges ! Toi qui te fais une gloire de la loi, tu déshonores Dieu par la transgression de la loi ! Car le nom de Dieu est blasphémé parmi les païens à cause de vous, comme cela est écrit. » (Romains 2:21-24)

Les parents ne peuvent pas s’attendre à ce que l’approche « fait ce que je dis, mais pas ce que je fais » puisse porter des fruits. Il n’y a rien de plus inefficace que de parler grossièrement et d’essayer, par la même occasion, de corriger son enfant pour avoir fait la même chose. Comment un parent peut-il enseigner la responsabilité si ses propres actions sont irresponsables, et si elles entraînent des difficultés inutiles pour la famille ?

Indépendamment de ce que les parents disent, la majorité des jeunes gens adoptera les normes et le mode de vie de leurs parents avant d’avoir atteint l’âge de 25 à 35 ans. Dans ce cas, les actions sont plus éloquentes que les mots !

La qualité du temps passé avec eux

La notion qualitative du temps est devenue une notion populaire pour des parents occupés qui ont peu de temps à consacrer à leurs enfants. Ils se donnent bonne conscience en se disant qu’ils vont compenser pour leurs absences en pas- sant de meilleurs moments avec eux à une prochaine occasion. Malheureusement, cela ne fonctionne pas toujours aussi bien que les parents l’espèrent. Pour les enfants, tous les moments passés avec leurs parents sont précieux et l’on ne peut pas toujours s’attendre à ce que chaque occasion ait la même valeur.

Il n’existe aucun substitut pour le temps passé avec nos enfants. Notre temps est notre vie. Le temps que les parents donnent à leurs enfants, les rassure quant à l’amour de leurs parents. Un parent qui donne tout le bien-être matériel possible à ses enfants, mais qui passe peu de temps avec eux manque un point essentiel. Les enfants n’assimilent pas le temps que leurs parents passent au travail afin de pourvoir aux besoins de la famille comme une preuve d’amour envers eux. Ils pensent que cela signifie tout simplement que papa ne les aime pas suffisamment pour passer du temps avec eux. Notre temps est le cadeau le plus précieux que nous puissions donner à nos enfants.

Le sociologue Mark Warr, de l’université du Texas expliqua qu’une étude récente « soulève de sérieuses questions au sujet de la réflexion si répandue aujourd’hui sur la qualité du temps. Bien que la notion qualitative du temps soit sûrement souhaitable, la quantité de temps passé avec la famille n’est pas anodine. Des arguments récents affirment, malgré tout, que de petites quantités de temps de qualité ne compensent pas suffisamment les aspects crimino — gènes de la société auxquels les adolescents sont couramment exposés. » ( Family in America , février 1994)

Bien que le fait de passer du temps qualitatif avec leurs enfants soit un objectif noble, certains parents ne comprennent pas vraiment ce qui rend ce type de temps passé ensemble différent des autres. Gary et Anne Marie Ezzo, dans leur pro- gramme parental intitulé « Let the Children Come Along the Virtuous Way » (Lais- sez les enfants suivre le bon chemin) définissent la qualité du temps comme « une activité qui favorise la communication et le partage » ( Leader’s Guide , p. 79).

Selon cette définition, de nombreuses activités comme aller au cinéma ou jouer à des jeux ne sont pas vraiment du temps de qualité. En fait, Gary et Anne Marie Ezzos « contestent la notion contemporaine de temps qualitatif et de temps quantitatif en affirmant que le temps n’est pas la meilleure mesure, mais l’amplitude de la relation. Cela peut être mesuré par la fréquence à laquelle les enfants se tournent vers papa pour obtenir des conseils et des recommandations. » ( Leader’s Guide , p. 91)

Un vrai moment de qualité est celui pendant lequel les enfants s’ouvrent à leurs parents, partagent leurs pensées et leur demandent leur avis. Ces moments particuliers ne peuvent pas simplement se décider sur commande. Ils se produisent souvent lors d’événements imprévus et de manière inopinée. Mais de sages parents feront tout leur possible pour les écouter et répondre à leurs enfants de manière respectueuse et aimante lorsque ces moments particuliers surviennent.

 Bien sûr, le temps ordinaire passé avec les parents peut également être utile. Idéalement, les enfants devraient passer assez de temps avec leurs parents lorsqu’ils travaillent autour de la maison ou lorsqu’ils sont ensemble pour des occasions spéciales. Pour un jeune, le fait de travailler avec ses parents est un bon apprentissage. En faisant une bonne action pour quelqu’un avec leurs parents, ils apprennent à donner aux autres. Lorsque les enfants voient papa embrasser maman et observent que leurs deux parents se traitent mutuellement avec respect, ils apprennent comment fonctionne un mariage aimant.

Alors que certains adultes n’évaluent peut-être pas ces choses comme étant du temps de qualité, la réalité est qu’elles sont essentielles à un développement sain de la maturité sociale des enfants. (Pour des suggestions sur la façon dont les parents peuvent passer du temps de qualité avec leurs enfants, lisez l’encart intitulé « Instaurer des moments de qualité», à la page 75 de cette brochure.)

Le rôle de la discipline

La discipline est une partie importante de l’enseignement. Elle implique le fait d’instruire, d’apprendre, de former le caractère grâce à la punition. La répression à l’aide d’une tapette ou d’une fessée est un sujet controversé dans de nombreuses sociétés. Certains parents sont pour, d’autres sont résolument contre.

Le système éducatif est un facteur important dans ce débat public. Les châtiments corporels ont pratiquement disparu de nombreuses écoles. Dans certains pays, les gouvernements l’ont formellement interdit.

La Bible parle de cette question (Proverbes 13:24 ; 22:15 ; 23:13-14), mais elle ne sanctionne aucunement les abus, comme certains le prétendent. De plus, Il ne faut pas interpréter les passages cités comme signifiant que la correction corporelle est le seul moyen efficace de discipliner un enfant.

Il y a plusieurs façons de punir ou d’administrer la discipline. La correction verbale, la suppression des privilèges, la restriction de certaines libertés ou le fait d’ajouter des tâches supplémentaires ne sont que quelques-unes des solutions. Parfois, ces méthodes fonctionnent bien et certaines peuvent être plus efficaces que d’autres, selon les enfants. Certains enfants sont plus sensibles et répondent simplement lorsqu’on les gronde. D’autres exigent des mesures plus convaincantes pour comprendre la leçon. Le résultat est la chose importante. Le principe divin est que la discipline doit être calibrée de façon à administrer la quantité minimum de punition nécessaire pour achever le résultat souhaité.

La discipline divine 

Considérez que Dieu châtie les chrétiens pour leur montrer Son amour. Remarquez ce qui est dit dans Hébreux 12:5-11 : « Et vous avez oublié l’exhortation qui vous est adressée comme à des fils : Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend ; car le Seigneur châtie celui qu’il aime, et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils.

« Supportez le châtiment : c’est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas ? Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils. D’ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés, et que nous les avons respectés, ne devons-nous pas à bien plus forte raison nous soumettre au Père des esprits, pour avoir la vie ?

« Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trou- vaient bon ; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous parti — cipions à sa sainteté. Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice ».

Le passage précédent cite les ver — sets 11 à 12 du chapitre 3 des Proverbes et compare la correction de Dieu envers nous qui sommes Ses enfants avec celle des parents humains qui disciplinent leurs enfants parce qu’ils les aiment et se préoccupent d’eux.

Ces versets nous enseignent plusieurs principes essentiels en matière de discipline. Grâce à eux, nous apprenons :

1) que Dieu corrige avec amour.

2) que la discipline n’est pas un rejet, mais qu’elle fait partie de notre maturité et de notre croissance.

3) que la discipline engendre le respect.

4) que la discipline produit de bons fruits et de la rectitude.

Le mot grec pour « châtiment » cité dans le passage des Hébreux comprend les concepts d’éducation et de formation, de la correction des comportements et de la punition. Une bonne éducation des enfants comprend l’ensemble de ces éléments d’éducation et met l’accent sur les avantages à long terme pour l’enfant.

Un autre principe biblique que les parents devraient considérer lors de l’évalua — tion des méthodes de discipline est cité par l’apôtre Paul : « Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes. » (Romains 13:1-2) Cependant, les parents doivent comprendre que certaines pratiques disciplinaires mentionnées dans les Écritures peuvent être soumises aux lois locales, étatiques ou nationales.

S’agit-il de blesser les sentiments ?

Certains parents sont opposés à la discipline corrective parce qu’elle peut heur — ter les sentiments de leurs enfants. C’est pourtant ce que la discipline est censée faire. Hébreux 12:11 explique qu’il y a un aspect « douloureux » dans le fait d’infliger une discipline.

Un psychologue de la famille, John Rosemond affirme ce principe, en disant : « … La discipline ne doit pas blesser un enfant physiquement et « laisser des marques » mais elle doit toujours blesser les sentiments de l’enfant, sinon elle est sans valeur. » Il poursuit et ajoute : « Sans cette douleur, la conscience ne sera jamais formée » ( ParentingbyTheBook.com/essay_4.htm ). (Pour mieux com- prendre les enfants et la discipline, lisez les encarts suivants : « Discipliner et encourager » à la page 78 et « La valeur des conséquences » à la page 80.)

La bénédiction de la responsabilité

La Bible nous dit que les enfants sont de merveilleux cadeaux, de véritables bénédictions provenant de Dieu (Psaume 127:3). Cependant, ils ont besoin de conseils et d’instructions. Chaque enfant a besoin d’une attention et d’un ensei- gnement personnalisés que seuls les parents peuvent lui donner.

Éduquer un enfant depuis le moment où il n’est qu’un bébé sans défense jusqu’à ce qu’il devienne, à l’âge adulte, une personne morale et responsable est peut-être la plus grande responsabilité que nous puissions avoir dans cette vie, laquelle peut apporter de grandes récompenses. La bénédiction est double. La première est que les enfants bénéficient de tous les avantages qu’il y a à vivre dans un environne — ment où Dieu est au centre du foyer et où Ses voies sont enseignées et pratiquées. Deuxièmement, nous les parents, nous devenons spirituellement mûrs en luttant en nous-mêmes afin de relever le défi et donner à nos enfants une éducation basée sur les principes divins dans un monde irréligieux.

Être un parent sage et aimant est une lourde responsabilité qui nous aide à nous préparer à faire partie de la famille éternelle de Dieu. Puissions-nous accomplir, nous et nos enfants, la destinée merveilleuse que Dieu a réservée à chacun de nous !

© 1995-2020 United Church of God—Canada et l'Église de Dieu Unie, association internationale
Toute reproduction, partielle ou totale, sans permission, est interdite. Pour toute correspondance et toute question, s’adresser à info@pourlavenir.ca.

To Top